Du plus loin que je me rappelle, les devoirs ont toujours été présents à mon retour
de l’école et durant les fins de semaine. J’associais les devoirs à l’école. Ils étaient un tout que je ne pouvais pas dissocier. Lorsque je pensais à l’école, je pensais aux devoirs et à
l’étude, mais je ne m’étais jamais demandé : «À quoi servaient les devoirs?».
J’ai récemment lu l’article «Pas de devoirs? Pas question!» de Daphnée Dion-Viens qui a paru dans le journal Le Soleil le 31 mai 2014. Dans cet article, l’auteure nous raconte
l’histoire de Fabienne Leblanc. Elle est enseignante dans une classe de sixième année dans l’Outaouais. Celle-ci croit que les devoirs devraient être obligatoires, car ils sont nécessaires au bon
développement de la responsabilisation des enfants. Ils auront moins de difficulté à s’adapter au secondaire et au cégep et cela permet aux parents de voir le parcours scolaire de leurs enfants.
L’opinion de Marie-Claude Tardif est semblable à la mienne à quelques nuances près.
En effet, les devoirs peuvent être très utiles pour les enfants. Cependant, cela ne pourrait-il pas se faire en classe? Les enfants passent toute leur journée à l’école. Ils font des devoirs, des exercices et apprennent de nouvelles notions. Leur partie du travail est faite. À la fin de leur journée, les enfants n’ont plus beaucoup d’énergie et de concentration. À la maison, il se peut que les parents n’aient pas le temps de faire 30-45 minutes de devoirs avec leurs enfants ou qu’ils ne comprennent pas les notions vues en classe. Selon l’article Ce que pensent les Canadiens des devoirs, rédigé en 2007, par le Conseil Canadien de l’Apprentissage, les deux-tiers des Canadiens considèrent les devoirs comme une source de stress dans leur famille. Pour ma part, c’était mon père qui m’accompagnait dans mes périodes de devoirs. Il m’aidait énormément, surtout en français. Cependant, il y avait des matières où il ne pouvait pas m’aider, car il ne comprenait pas ce que je devais faire avec ces notions. En pensant à ces différents moments de ma jeunesse, je crois que ce seraient mieux pour les enfants qu’ils travaillent dans un environnement encadré et stimulé par leur enseignante. Cela permet à l’enseignante de s’assurer de la compréhension des notions vues en classe et de soutenir davantage ses élèves dans leurs apprentissages. Mon enseignante en sixième année nous donnait 30 minutes de devoirs tous les jours en classe. Cela nous permettait de lui poser des questions sur les différents devoirs et d’avoir de plus amples explications. Ainsi, s’il y avait des devoirs que je ne comprenais pas à la maison, je pouvais les amener à l’école et mon enseignante m’aidait. C’était un fonctionnement qui est très efficace selon. Nous avions moins de devoirs à faire à la maison et nous avions le soutien de notre enseignante. C’est l’idéal.
La revue des sciences de l'éducation, l'Érudit, a publié un article en 2006: Les devoirs, corvée inutile ou élément essentiel de la réussite scolaire? Cet article nous présente quelques pistes d’intervention à faire auprès des enfants pendant la période des devoirs.
http://www.erudit.org/revue/rse/2006/v32/n2/014410ar.html
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