Coopérer avec l’équipe-école, les parents, les différents partenaires sociaux et les élèves en vue de l’atteinte des objectifs éducatifs de l’école
L'entraide chez les enseignants
Chaque école se différencie par les couleurs et par les valeurs qu'elle donne à ses employés et à ses élèves. Ainsi, ces valeurs sont transmises à ceux-ci. Il est important que les enseignants et les élèves se reconnaissent à travers ces caractéristiques. J'ai pu visiter plusieurs écoles où le travail d'équipe et la collaboration entre les enseignants n'étaient pas mis de l'avant. Pourtant, ceux-ci sont très importants dans la réussite scolaire des élèves du régulier et en trouble d'apprentissage. Ils permettent de garder une continuité et une suite logique dans les interventions auprès de ces élèves.
L'article «La collaboration des professionnels de l'enseignement et la réussite des élèves ayant des troubles d'apprentissage: Un examen de la recherche» écrit par Chris Mattatall et Keith Power en mai 2014 témoigne de cette importance. En travaillant de concert, les enseignants se partagent des idées, des interventions et des façons de faire. Les adultes intervenant auprès des mêmes élèves ayant un trouble d'apprentissage se doivent de s'entraider, afin de s'assurer qu'il y ait une constance auprès de ceux-ci. Ces élèves ont besoin de cette constance et de cet encadrement. C'est pourquoi les enseignants doivent travailler en équipe pour venir en aide auprès de ces élèves.
Plusieurs sites ou applications sont mis en place afin de faciliter cette communication et ce partage. Pour ma part, je vous présente Google Drive. Celui-ci permet le partage de documents, tout en pouvant les modifier selon les besoins. De plus, les enseignants peuvent communiquer facilement en se laissant des commentaires ou en clavardant.
Quelle note me décernez-vous pour ce travail?
L’évaluation est un élément important dans le cheminement scolaire de tous les élèves. Pour les enseignantes, cet aspect de notre profession peut occasionner plusieurs questionnements et inquiétudes. «Devrais-je lui attribuer un A ou un B pour ce travail?» L’attribution d’une «note» peut être parfois préoccupante dépendant le travail et l’élève avec lequel nous travaillons.
J’ai terminé récemment mon troisième stage dans une classe de première année. Lors de ce stage, j’ai réalisé un projet où je devais évaluer mes élèves sur une compétence ou plusieurs compétences. La pédagogie par projet qui était utilisée dans ce stage peut être très intéressante pour les élèves et facilitante dans l’évaluation des capacités des élèves. Nous travaillions sur le même thème pendant plusieurs périodes, tout en pouvant travailler sur différentes compétences.
Dans cette pédagogie, nous avons travaillé sur le même thème qui provenait des intérêts des élèves : les cadeaux de Noël. Chaque élève devait choisir un cadeau de Noël. À l’aide de ce même thème, j’ai pu évaluer trois compétences en six périodes seulement: Communiquer oralement, Écrire des textes variés et Réaliser des créations plastiques personnelles. Étant donné que l’on travaillait sur différentes compétences, les activités étaient très variées. Les élèves étaient motivés et intéressés par ce projet. Pour l’enseignante, il était beaucoup plus facile d’évaluer les élèves. Il est possible de regrouper toutes les réalisations des élèves au cours de ce projet dans un même cartable. Cet outil d’évaluation nous permet de bien voir le cheminement de chacun de nos élèves dans ce projet et de porter un regard plus global sur les capacités de nos élèves. Il aurait été possible de travailler d’autres compétences dans ce même projet. De plus, il serait possible de donner ces cartables aux prochains enseignants des élèves. Ceux-ci pourraient continuer d'y mettre leurs réalisations, tout en ayant un bel aperçu de leur parcours. Ainsi, il y aurait une suite entre les différentes années scolaires des élèves.
Cependant, il est important de suivre les intérêts des élèves. Nous devons observer les changements qu’il pourrait y avoir par rapport au niveau de la motivation de nos élèves en lien avec ce projet. Si nous observons une baisse de motivation, il est possible d’arrêter le projet et d’en débuter un nouveau avec un thème différent. Nous devons être à l’écoute de ceux-ci.
Dans l’article ci-joint, Benoit Dumas et Mélanie Leblond nous définissent le rôle que nous devons jouer au cours d’un projet comme celui-là. Une lecture intéressante pour ceux qui se questionnent par rapport à la pédagogie par projet.
https://www.erudit.org/culture/qf1076656/qf1192584/55845ac.pdf
Bonne lecture.
Devoirs à l'école? C'est possible!
Suite à la rédaction du billet «Les devoirs à la maison?», j'ai fait une petite recherche. Je voulais savoir si le système des devoirs à l'école fonctionnait ou pas. Je m'intéressais beaucoup aux impacts positifs ou négatifs que pourrait avoir ce système sur les élèves. J'ai découvert un article dans La Presse, «Les devoirs et leçons, c’est fini!», de Daphnée Dion-Viens. Dans cet article, l'auteure nous parle d'une enseignante en sixième année à l'école St-Augustin, Marie-Claude Tardif, qui a instauré le système «pas de devoirs». Les effets de ce système sont très positifs et bénéfiques pour les enfants de sa classe. Il y a un vidéo où nous pouvons avoir les commentaires des élèves et de l'enseignante. Pour les parents, les enseignants et les enfants qui doutent de ce système, cet article vous fera changer d'avis! À voir dans l’article «Les devoirs et leçons, c’est fini!» de Daphnée Dion-Viens.
Les devoirs à la maison?
Du plus loin que je me rappelle, les devoirs ont toujours été présents à mon retour
de l’école et durant les fins de semaine. J’associais les devoirs à l’école. Ils étaient un tout que je ne pouvais pas dissocier. Lorsque je pensais à l’école, je pensais aux devoirs et à
l’étude, mais je ne m’étais jamais demandé : «À quoi servaient les devoirs?».
J’ai récemment lu l’article «Pas de devoirs? Pas question!» de Daphnée Dion-Viens qui a paru dans le journal Le Soleil le 31 mai 2014. Dans cet article, l’auteure nous raconte
l’histoire de Fabienne Leblanc. Elle est enseignante dans une classe de sixième année dans l’Outaouais. Celle-ci croit que les devoirs devraient être obligatoires, car ils sont nécessaires au bon
développement de la responsabilisation des enfants. Ils auront moins de difficulté à s’adapter au secondaire et au cégep et cela permet aux parents de voir le parcours scolaire de leurs enfants.
L’opinion de Marie-Claude Tardif est semblable à la mienne à quelques nuances près.
En effet, les devoirs peuvent être très utiles pour les enfants. Cependant, cela ne pourrait-il pas se faire en classe? Les enfants passent toute leur journée à l’école. Ils font des devoirs, des exercices et apprennent de nouvelles notions. Leur partie du travail est faite. À la fin de leur journée, les enfants n’ont plus beaucoup d’énergie et de concentration. À la maison, il se peut que les parents n’aient pas le temps de faire 30-45 minutes de devoirs avec leurs enfants ou qu’ils ne comprennent pas les notions vues en classe. Selon l’article Ce que pensent les Canadiens des devoirs, rédigé en 2007, par le Conseil Canadien de l’Apprentissage, les deux-tiers des Canadiens considèrent les devoirs comme une source de stress dans leur famille. Pour ma part, c’était mon père qui m’accompagnait dans mes périodes de devoirs. Il m’aidait énormément, surtout en français. Cependant, il y avait des matières où il ne pouvait pas m’aider, car il ne comprenait pas ce que je devais faire avec ces notions. En pensant à ces différents moments de ma jeunesse, je crois que ce seraient mieux pour les enfants qu’ils travaillent dans un environnement encadré et stimulé par leur enseignante. Cela permet à l’enseignante de s’assurer de la compréhension des notions vues en classe et de soutenir davantage ses élèves dans leurs apprentissages. Mon enseignante en sixième année nous donnait 30 minutes de devoirs tous les jours en classe. Cela nous permettait de lui poser des questions sur les différents devoirs et d’avoir de plus amples explications. Ainsi, s’il y avait des devoirs que je ne comprenais pas à la maison, je pouvais les amener à l’école et mon enseignante m’aidait. C’était un fonctionnement qui est très efficace selon. Nous avions moins de devoirs à faire à la maison et nous avions le soutien de notre enseignante. C’est l’idéal.
La revue des sciences de l'éducation, l'Érudit, a publié un article en 2006: Les devoirs, corvée inutile ou élément essentiel de la réussite scolaire? Cet article nous présente quelques pistes d’intervention à faire auprès des enfants pendant la période des devoirs.
http://www.erudit.org/revue/rse/2006/v32/n2/014410ar.html